Emile Olivier.
Né à Port-au-Prince (Haïti) le 19 février 1940, Émile Ollivier est formé à la sociologie après des études de philosophie à l'École Normale Supérieure d'Haïti et des études de lettres et de psychologie en France. Fréquentant les cercles littéraires à Port-au-Prince, Ollivier milite activement au sein de l'Union Nationale des Étudiants Haïtiens. En 1964, il se voit contraint à l'exil par le régime de François Duvalier. Après un séjour d'études en France, en 1965 Ollivier et sa femme Marie-José Glémaud s'installent d'abord à Amos en Abitibi, dans le nord du Québec, ensuite en 1968 à Montréal. Pendant vingt-cinq ans, Ollivier mène une carrière de professeur à l'Université de Montréal dans la Faculté des sciences de l'éducation.
L'époque de la « révolution tranquille » au Québec sera riche pour le sociologue et romancier qui s'intéresse aux questions d'identité nationale et aux nouveaux immigrants qui contribuent aux transformations de cette société. Dès son arrivée au Québec, Ollivier sera non seulement enseignant mais animateur socioculturel, travaillant auprès de la communauté haïtienne comme avec d'autres groupes d'immigrants, dans des organisations communautaires, comme consultant au bureau de l'Office de la langue française, dans des projets multimédia et Télé-Université auprès du ministère de l'Éducation, et avec le Conseil des Communautés culturelles et de l'Immigration du Québec. Ollivier reste actif au sein des groupes intellectuels haïtiens en exil au Québec. Il collabore notamment aux revues Nouvelle Optique et Collectif Paroles.